IN THE PENAL COLONY

AVRIL, 2010

du 7 au 17

Athénée, Théâtre Louis Jouvet, Paris

Le metteur en scène Richard Brunel met en scène la nouvelle de Franz Kafka.

Cette écriture ne se laisse pas séparer du corps. Dans la nouvelle, le corps condamné devient le support de l'écriture.

Attente et angoisse

L'opéra de chambre In The Penal Colony, d'après Dans la colonie pénitentiaire, de Franz Kafka (1883-1924), a été créé le 31 août 2000 au Contemporary Theatre de Seattle. Il a été donné pour la première fois en France en janvier 2009 à l'Opéra de Lyon, repris donc ce 18 novembre à l'Opéra de Rouen.

Elégante sans être dépourvue d'alacrité, la mise en scène de Richard Brunel montre une remarquable économie de moyens. Elle est proche de la musique sans cesse méditée de Philip Glass, mais aussi de la sèche densité de l'écriture kafkaïenne.

Les musiciens, qui entrent à jardin, sont d'abord une cour de juges en robes noires (un simple quintette à cordes). Ils rejoindront ensuite sur scène le Visiteur (ténor) en costume blanc et chapeau clair, invité à une exécution sur l'île pénitentiaire d'un grand pays dont on ne saura pas le nom. Face à lui, l'Officier exécuteur (baryton), entouré de deux soldats (rôles parlés) et du condamné (rôle muet).

Au centre, la machine à tuer. Mécanisme diabolique et raffiné, qui grave, à l'aide d'aiguilles mécaniques, la sentence sur le corps du supplicié (et ce, pendant douze heures), jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Attente et angoisse, hypnose et obsession, le face-à-face entre Michael Smallwood (voyageur) et Stephen Owen (officier), monde occidental et barbarie ancienne, justice des Lumières et obscurantisme, n'aura pas lieu. Chacun s'en tenant finalement à son seul parti - le départ de l'île pour le voyageur, la place du condamné pour l'officier - sans combattre celui de l'autre.

Réquisitoire contre la peine de mort, parabole sur la responsabilité sociale, étude sur l'obsession ? Comme le champ kafkaïen, l'opéra de Glass et l'esprit de l'homme sont des oeuvres libres.

Distribution

Mise en scène Richard Brunel

Direction musicale Philippe Forget

Dramaturgie  Catherine Alioud-Nicolas

Assistante à la mise en scène  Caroline Guiela

Scénographie  Anouk Dell'Aiera

Costumes  Bruno De Lavenere

Lumière  David Debrinay

Son  Benjamin Hacot

Régie Générale  Nicolas Henault

Avec Stephen Owen, Stephano Ferrari, Gerald Robert Tissot, Mathieu Lebot Morin

et le quintette à corde de l'opéra de Lyon

Comédie de Valence — Centre dramatique national Drôme Ardèche

Opéra de Lyon

Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Théâtre de villefranche sur Saône, Opéra de Rouen Normandie, Théâtre de Nîmes, Nouveau Théâtre de Besançon

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AVRIL, 2010

du 7 au 17

Athénée, Théâtre Louis Jouvet, Paris

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